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samedi 14 avril 2012
MERCIERS
On disait au Moyen Age : « Merciers, marchands de tout, faiseurs de rien ». C’était l’exacte définition de ce métier. Chaque artisan à l’origine vendait seulement ses produits : mais tous les métiers n’existaient pas en si grand nombre et avec la même importance dans chaque ville. Il était donc indispensable qu’il y eût des gens pour se charger de rassembler les marchandises les plus diverses et les mettre à la disposition des acheteurs. Mais les différents industriels veillaient jalousement à leurs privilèges, et de tout temps ils surveillèrent attentivement les marchands pour les empêcher de rien fabriquer.
Un mercier ambulant vers 1680.
D’après Bonnard.
Ces marchands, qui servirent ainsi au Moyen Age d’intermédiaires entre le public et les fabricants, on les appela merciers. Ce mot, qui n’éveille pour nous que l’idée d’un petit commerce borné à quelques articles de lingerie, à quelques accessoires de toilette, et à quelques-uns des instruments nécessaires à la couture. Toutefois, le mot mercerie avait bien plus d’étendue ; il vient du mot latin merx, qui signifie tout ce qui se vend. Un mercier, c’était à l’origine un négociant en gros.
On distinguait deux sortes de merciers. D’abord ceux qui allaient au loin chercher les marchandises précieuses : ils se rendaient dans ces curieuses foires, où les marchands de tous pays se retrouvaient pendant quelques semaines et d’où ils revenaient dans leur patrie avec des mulets chargés de ballots. Puis il y avait les merciers sédentaires, qui recevaient des premiers les marchandises coûteuses ou qui commandaient aux fabricants de la ville où ils se trouvaient les objets dont ils avaient besoin. La corporation des merciers est l’une des plus anciennes ; au XIIe siècle, en 1137, nous les rencontrons dans un acte où on leur concède un droit de place dans les halles de Champeaux. Comme tous les métiers tenant de près ou de loin à la mode, aux habits ou aux armures, les merciers eurent dès cette époque une importance exceptionnelle : les chapeliers de plumes de paon, si considérables et si en faveur, ne comptaient guère au prix d’eux ; cette prépondérance venait sans doute du fait que les merciers employaient un peu de toutes les matières précieuses, l’or, l’argent dans les orfrois et les bordures, les perles et les joyaux dans les broderies.
mercredi 11 avril 2012
MARECHAL-FERRANT
Le maréchal-ferrant est un personnage clé du village car il domine le feu et le fer, et lui seul sait ferrer les bêtes de somme et de trait, essentielles dans la vie économique du pays.
Le mot "maréchal" vient du francique "marhskalk", le domestique qui soigne les chevaux et à une époque où la traction est uniquement animale, le ferrage des chevaux est primoridal, car il permet de protéger le sabot de la bête, mais aussi d'augmenter sa force motrice en lui apportant une meilleure adhérence au sol.
Le métier de maréchal-ferrant demande de la force, de la précision et de la résistance.
C'est un métier précieux pour l'agriculture et les transports.
Le tintement du marteau sur l'enclume ryhtme sans relâche l'activité du village.
LE PERRUQUIER
Le perruquier pouvait se croire, sous Louis XV, d’une importance considérable. C’était son art qui semblait assigner à chaque personnage son rang dans le monde ; on se distinguait les uns des autres par la perruque : noblesse, tiers état, clergé, autant de degrés hiérarchiques de la société, autant de perruques diverses.
Là ne se bornaient pas les attributions du perruquier : il était en rnême temps barbier, baigneur, étuviste. En un mot, il était le factotum de la toilette, le serviteur des grâces et de la beauté, par privilège du roi.
« La beauté que nous avons assignée à nos cheveux, dit un perruquier du dix-huitième siècle, est une beauté rare ; peu de personnes, surtout les hommes, se trouvent les avoir avec toutes les qualités nécessaires, dont voici les conditions, qui sont d’être raisonnablement épais et forts, d’une belle couleur châtain, plus ou moins foncée, ou d’un beau blond argenté, d’une longueur moyenne, descendant jusqu’à la moitié du dos. Il faut encore que, sans être crêpés, ils frisent naturellement, ou du moins qu’ils tiennent longtemps garnis. Les cheveux, en général, sont sujets à bien des accidents et des défauts qu’il fallait supporter ou du moins pallier avant que la perruque eût été imaginée.
MENETRIER
Vieux mot qui signifioit autrefois toute sorte de joueurs d'instrumens,
sur-tout quand ils jouoient pour faire danser
(Dictionnaire de 1762)
1832 , Dictionnaire de l'Acédemie française, la définition a peu évolué :
" Homme qui joue du violon pour faire danser ". TROUBADOUR
....Ménétrier, autrefois ménestrier, est une déformation de Ménestrel
Au XIVème siècle les musiciens français formaient une association appelée ménestrandie
A Paris, le quartier qu'ils occupaient s'appelait "la rue des Ménestriers"
et était situé à la place de l'actuelle Rue Rambuteau
Cette profession est très rarement noté sur les actes d'état-civil , tout au moins dans les cillages d'Aquitaine.
Les ménétriers assuraient l'animation musicale des noces, banquets et fêtes de village.
Rares étaient ceux qui pratiquaient cet emploi à temps plein. Le plus souvent il s'agissait de gens du village qui avaient quelques dons pour chanter et jouer d'un instrument
PAUMIER / ETEUF
Le paumier est un artisan médiéval qui fabrique des balles de jeu de paume, l’éteuf.
On recense déjà 13 paumiers à Paris en 1292. Les paumiers de Paris avaient mis au point des balles au rebond exceptionnel qui firent la renommée des paumiers parisiens. On trouve des paumiers un peu partout en France mais aussi hors des frontières du royaume.
L’âge d’or du jeu de paume, et des paumiers, couvre quatre siècles, de 1250 à 1650. Les paumiers s’organisent en corporation à partir de 1610 afin d’atténuer les abus du raz-de-marée de la paume en France. Certains paumiers peu scrupuleux n’hésitaient pas, en effet, à bourrer leurs éteufs de pierres provoquant des accidents, parfois mortels. Le frère de Montaigne décède ainsi.
ETEUF
Mot sorti de l'usage et dérivé du francique stôt, « balle », il se prononçait /e.tœ/, on disait "courir après son éteuf" pour dire « se donner beaucoup de peine », ou "se renvoyer l'éteuf", « se rendre la pareille ».
Nom commun
éteuf masculin
Petite balle dont on se servait pour jouer à la longue paume.
dimanche 8 avril 2012
LE MERRANDIER
Merranderie
La merranderie est l'activité du merrandier, qui consiste à produire des merrains, c'est-à-dire des pièces de bois, généralement de chêne, fendus en menues planches, dont on fait des panneaux, des douves de tonneaux et d’autres ouvrages. Par apposition, on parle de « bois merrain » ou de « merrain ».
samedi 7 avril 2012
MANDELIER
Un Mandelier (Mandemaker en néerlandais, mandrier, mandeliez, mannier, manniez, mannelier ou mandjeu en picard, mandequinier mandier) est un ouvrier vannier qui travaille l'osier. Ce mot ancien a disparu depuis longtemps en français, mais subsiste en néerlandais.
Le mandelier est un ouvrier artisan, fabriquant de « Paniers, corbeilles, mandes, vans et semblables meubles du mesnage » (Olivier de Serres). Il s'occupe de la mandrerie : « Se dit, chez les vanniers, de tous les ouvrages pleins en osier, sans lattes ou cerceaux »
Le mandelier-vannier (appelé « manderlier » à Maubeuge), et le fustallier (appelé aussi carioleur à Lille), vend « cloies, lattus, chivières, brouettes, verdes, mandes ; blancques mandes, ; mandes croisier ; verdes treilles (quelquefois de 14 pieds), poulouches, epusches, glisses pour la cuisine, couloirs, voires, pintelottes, coffins à candelles, saines, corbillons, corbeilles, cabustans pour les moulins, vans, escurques, mandes et cresures pour les brasseux , ruffles , à ruffles ferrées, à pelles, picqs ; soufflets, verghes blancs, à pièche, pour les confesseurs de pardons (jubilés), etc. »
mercredi 4 avril 2012
LES MULQUINIERS
Pendant plusieurs siècles le tissage a été l'activité principale du village de Quiévy . Ces artisans ruraux passait entre 10 a 14 heures par jour a pousser la navette de leur outil de travail. Les petites pièces mouchoirs, torchons étaient souvent le travail des enfants et des femmes, la fabrication des draps ,linons, baptiste , plus pénible étaient réservé aux hommes. Dans les Frandres ou le nord de la France ces artisans se sont appelé successivement aux cours des siècles "Parmentiers, Mesquiniers, Mulquiniers,Tisseurs ".
C'est dans le tissage que les habitants de Quiévy, comme ceux en général des autres villages environnants, ont trouvé non seulement une occupation secondaire, lorsque les travaux des champs ne les retenaient pas, mais aussi et surtout une profession lucrative, plus rémunératrice certes et moins dure que la culture des champs, lorsque, par suite des circonstances de famille ou de situation, ils devaient y consacrer tout leur temps et toute leur intelligente activité. Même à notre époque de machinisme, on peut imaginer et réaliser toutes les professions qui devaient venir en aide au tisseur pour qu'il put de son métier, de son « étile », dans la cave obscure et humide où il lançait la navette, faire sortir après de longs jours de travail assidu et pénible, la fine toile de batiste ou de linon destinée à l'exportation, ou la grossière étoffe de chanvre qui servirait aux usages journaliers du ménage, ou les draps de laine destinés à faire les « paletots » et les « brayes ». La matière première était trouvée. dans le pays, soit par la toison des « bestes blanches », soit par les récoltes des champs. Livrée au rouisseur, puis au teillieur, si c'était du lin ou du chanvre, les fils en étaient rachetés par le filaqué », « marchand de filets », qui les livrait aux fileuses. Celles çi, par leurs doigts agiles et leurs rouets actifs, les cariots , transformaient cette matière en fils souples, fins ou gros, qui devaient constituer la trame et la chaîne formée par l'ourdisseur qui serviraient au tisseur à faire son étoffe.
C'est dans le tissage que les habitants de Quiévy, comme ceux en général des autres villages environnants, ont trouvé non seulement une occupation secondaire, lorsque les travaux des champs ne les retenaient pas, mais aussi et surtout une profession lucrative, plus rémunératrice certes et moins dure que la culture des champs, lorsque, par suite des circonstances de famille ou de situation, ils devaient y consacrer tout leur temps et toute leur intelligente activité. Même à notre époque de machinisme, on peut imaginer et réaliser toutes les professions qui devaient venir en aide au tisseur pour qu'il put de son métier, de son « étile », dans la cave obscure et humide où il lançait la navette, faire sortir après de longs jours de travail assidu et pénible, la fine toile de batiste ou de linon destinée à l'exportation, ou la grossière étoffe de chanvre qui servirait aux usages journaliers du ménage, ou les draps de laine destinés à faire les « paletots » et les « brayes ». La matière première était trouvée. dans le pays, soit par la toison des « bestes blanches », soit par les récoltes des champs. Livrée au rouisseur, puis au teillieur, si c'était du lin ou du chanvre, les fils en étaient rachetés par le filaqué », « marchand de filets », qui les livrait aux fileuses. Celles çi, par leurs doigts agiles et leurs rouets actifs, les cariots , transformaient cette matière en fils souples, fins ou gros, qui devaient constituer la trame et la chaîne formée par l'ourdisseur qui serviraient au tisseur à faire son étoffe.PALISSONEURS
PAéISSONEURS
Personne assouplissant les peaux
Palisson
Instrument métallique en forme de demi-cercle, fiché sur un chevalet et sur lequel le corroyeur assouplit les peaux.
Machine pour réaliser mécaniquement le palissonnage.
Personne assouplissant les peaux
Palisson
Instrument métallique en forme de demi-cercle, fiché sur un chevalet et sur lequel le corroyeur assouplit les peaux.
Machine pour réaliser mécaniquement le palissonnage.
LA MARCHANDE DE MOUCHOIRS
LA MARCHANDE DE MOUCHOIRS
C'est en regardant les hirondelles
c'est en planant bien tout comme elle,
que m'apparut une princesse,
avec un âne et une chèvre.
LE MEUNIER
Le meunier n'est pas propriétaire du moulin. Il doit payer un loyer. C'est avec "le plus offrant et dernier enchérisseur" que les syndics signent un bail d'affermage précisant les charges et les conditions de fonctionnement du moulin. En réalité les syndics attachaient une grande importance au "profil" du candidat. Il fallait que le meunier soit connu, qu'il soit issu d'une famille honorable, qu'il présente une caution (personne qui financera les gros travaux d'entretien ou la casse que peut faire le meunier au moulin), qu'il ait des références en meunerie. Le meunier était en principe renouvelé chaque année, au premier de l'an. Mais lorsqu'on était content de ses services, on le gardait davantage, 10 ans et plus. Le meunier n'avait pas le droit de percevoir de l'argent pour son travail. Il se payait en nature en prélevant une partie des céréales qu'il devait moudre.
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