PHOTOS DES ANCIENS OUTILS
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samedi 16 février 2013
jeudi 3 janvier 2013
L'HABILLEMENT VERS 1920
PLUS - FOURS: le sportswear d’une époque.
Je commence par une affirmation, donc déjà, ça va vous embêter parce que je ne vous laisse même pas le choix de discuter la question. Et c’est très bien comme ça, puisque votre avis, vous pourrez vous le faire après avoir lu cet article. Personne ne doit vraiment savoir ce qu’est un plus-fours, que l’on appelle aussi breeches ou breeks en Angleterre, ou knickerbockers. Ca y est, ça vous revient et là tout de suite, vous voyez Tintin se balader avec Milou en pantalon bouffant qui arrive sous les genoux. Et bien c’est ça un plus-fours: un « pantalon » qui tombe 4 pouces sous les genoux. Il existait aussi les plus plus-twos, -six, -heights. Pas évident de le comparer aux breeches anglais, ces pantalons courts de chasse, qui eux ne sont pas bouffants, pourtant, ça vient de là. Comme souvent, cette mode qui durera près de 30 ans, et plus chez les enfants, nous vient d’Angleterre et s’est surtout hyper-développée aux États-Unis. Apparus dans les forêts humides du Royaume-Uni, aux jambes des riches chasseurs dans les années 1860, c’est certainement l’un des premiers vêtements que l’on peut considérer comme sportswear, puisqu’il a été développé pour répondre à une contrainte technique liée à un sport. En l’occurence, ne pas dégueulasser son pantalon quand on court après un sanglier dans les ronces et la boue. Eh ouais, pas con! Alors ma vraie question, maintenant que vous savez que c’est du pur sportswear au même titre qu’une paire de Reebok Pump, c’est pourquoi cette arrivée dans les villes américaines où cette tenue cocasse a connu ses heures de gloire?
lundi 18 juin 2012
dimanche 17 juin 2012
LE GUILLOCHEUR
"La maison ne paie vraiment pas de mine depuis l'extérieur mais dès que M. Brodbeck, petit homme au regard vif, ouvre la porte, nous plongeons dans un autre univers. Celui du travail artisanal, celui de l'horlogerie de luxe. L'atelier est petit, bien aménagé, parfaitement rangé. Quatre à cinq machines occupent la pièce. On devine sur le manche de la manivelle de l'une d'entre elles la marque, l'usure provoquée par les doigts des ouvriers. C'est absolument fascinant d'entendre l'un des derniers guillocheurs-artisans d'Europe nous parler avec quelle précision il travaille sur certaines pièces pratiquement uniques. Nous sommes immergés dans la culture de toute une région et nous commençons à la ressentir. Une expérience unique."
samedi 14 avril 2012
FABRICATION DE LA BIERE
Le bock frais, le « demi » mousseux, sont un des plaisirs de l’été, écrit en août 1930 Jacques Carolles qui se félicite de voir la brasserie française s’être alors hissée au premier rang par un effort de production scientifique, Pasteur ayant résolu d’ « arriver à ce que la fabrication de la bière française luttât avec celle de la bière allemande »
Voici le mois où, dans la plaine d’Alsace, les rameaux souples et verts du houblon forment un immense réseau sur leur forêt de perches. « Les lianes vertes, écrit M. René Bazin, ressemblent à des tentes de feuillage très pointues, à des clochers plutôt, car des millions de petits cônes, formés d’écailles grises saupoudrées de pollen, se balancent depuis la pointe suprême jusqu’à terre, comme des cloches dont le sonneur est le vent. »
Buveur de bière à la source
Bientôt, ce sera la cueillette. Les fleurs vertes, dont l’odorante poussière annonce la maturité, s’entasseront dans les corbeilles. Et ensuite, de main en main, le houblon prendra le chemin des brasseries. Celles-ci le choisissent avec soin. Car il y a des crus de houblon. Et les nôtres sont de premier ordre. De cette plante amère réputée pour être un calmant du système nerveux, un produit apéritif et stomachique, nous avons en France des récoltes qui peuvent soutenir la comparaison avec les meilleures : houblons de Bourgogne, d’Alsace, des Flandres et de Lorraine que groupe « l’Union houblonnière de France ».
LE PIED DE ROI
Avant l’établissement du système métrique décimal, qui eut lieu à la fin du XVIIIe siècle, on se servait en France des mesures les plus incommodes et les plus compliquées. L’unité de longueur était le Pied de Roi, et l’unité de poids était la Livre.
Ces deux mesures étaient généralement employées dans tout le Royaume, mais il n’existait entre elles aucune corrélation apparente et simple, analogue à celle que donne aujourd’hui notre système métrique, où le volume d’eau contenu dans le litre et le décimètre cube pèse un kilogramme, par définition.
Pied de Roi
D’après l’ancienne métrologie française, les volumes et les poids semblaient complètement indépendants les uns des autres. La longueur même donnée au Pied de Roi était tout à fait arbitraire ; elle fut modifiée en 1668, comme nous le verrons plus loin, et ce changement n’était sûrement pas le premier. Les anciennes mesures de longueur portaient le nom de Coudées ou de Pieds. La coudée était usitée surtout en Orient ; le pied, d’origine moins ancienne, semble-t-il, était employé en Grèce, à Rome et en général dans l’Occident.
La dimension exacte de ces unités ne pouvait être fixée d’une façon absolument mathématique et invariable, comme la science s’est efforcée de le faire pour notre mètre actuel. De sorte que la mesure portant le nom de pied ou de coudée n’avait pas une longueur uniforme dans toutes les contrées où elle était en usage. « Ce qui est une cause d’erreur, disait à ce sujet Talleyrand en 1790, c’est surtout la différence des choses dans l’uniformité des noms ». Le pied, par exemple, était en moyenne de 0m30, avec des variantes de 0,03 en plus ou en moins.
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