Affichage des articles dont le libellé est 4.4 RECITS D' AUTREFOIS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 4.4 RECITS D' AUTREFOIS. Afficher tous les articles

mardi 3 juillet 2012

ACCIDENT DU REPUBLIQUE EN 1909


Le tragique accident du dirigeable « République » en 1909


Le 25 septembre 1909, à l’occasion des grandes manœuvres militaires d’automne, le dirigeable « République » s’écrasait non loin de Moulins. Mon grand oncle Gaston Deroubaix raconte, il avait 15 ans au moment de cette tragédie.

Nous avons reçu il y a quelques jours des nouvelles de Moulins. Gaston nous disait que maman était arrivée à Lyon après un long voyage, il nous racontait le trajet, avec plan à l’appui, qu’il avait fait en bicyclette pour se rendre aux grandes manœuvres parcourant ainsi 160 km. Cette promenade l’avait émerveillé, car il a vu les tirs d’artillerie, le matériel et l’installation de la télégraphie sans fil, ainsi que le dirigeable République, qui depuis ce matin, est anéanti ; malheureusement l’explosion et la chute ont coûté la vie à ces pauvres officiers qui le pilotaient ; le problème de la navigation aérienne n’est pas encore solutionné.  [1].



lundi 2 juillet 2012

AVANT QUE L'EAU N'ARRIVE AU ROBINET ...

Les fontaines en ville et au village

Autrefois, c’est-à-dire bien avant que l’eau n’arrive au robinet de chaque foyer, les fontaines publiques étaient avec les puits et les cours d’eau les seuls lieux d’alimentation en eau potable.

Souvent situées au centre d’une place, elles constituaient alors un lieu majeur de la sociabilité villageoise, un lieu d’échanges, de discussions et parfois de conflits, vers lequel convergeaient principalement les ménagères et les enfants, au moins deux fois par jour, le matin et le soir.



dimanche 1 juillet 2012

HOMMAGE AUX SENEGALAIS

Le « tata » rituel de Chasselay (69)
Hommage aux tirailleurs sénégalais



Le Porche du « tata »
Le 19 juin 1940, au château de Montluzin et à chasselay dans le Rhône, au nord de Lyon, la 3e Compagnie du 25e Régiment de tirailleurs sénégalais est encerclée et assaillie par des forces allemandes bien supérieures en nombre et en matériels lourds.



lundi 25 juin 2012

PONT ROMAIN DE SAINT-CHAMAS

Le pont romain de Saint-Chamas
Pont Flavien ou pont Surian

Le pont romain (pont Flavien) de Saint-Chamas est le monument le plus connu de la ville, mais aussi sans doute le plus aimé.
Car n’est-il pas le témoin de longs siècles d’histoire ?
L’histoire de mes ancêtres de St Chamas...

Franchissant la Touloubre (petit rivière qui nous vient du pays aixois) juste avant son embouchure, le pont Flavien est un ouvrage d’art romain remarquablement conservé, sur la route qui reliait Marseille à Arles par la rive nord de l’étang de Berre.

Il se compose d’une arche unique en grand appareil de calcaire jaune, qu’encadrent deux arcs jumeaux en pierres blanches de Calissanne.
Au-dessus des pilastres corinthiens qui flanquent les baies, des aigles qui tiennent une couronne dans leurs serres encadrent une frise de rinceaux.
Quatre lions se dressent aux extrémités des entablements, un seul est antique.
Les autres ont été remplacés au XVIII par le sculpteur aixois, Chastel.

Ce pont mesure 22 mètres de long entre les arcs, près de 6 mètres de large, lance son arche unique en plein centre d’un rayon de 6,50 mètres à quelques 6 mètres au-dessus de la Touloubre.



PORT - LOUIS

La citadelle de Port-Louis
au cœur d’un système de défense

La citadelle de Port-Louis fut l’élément principal de la défense de la rade de Lorient au XVIII° siècle. Avant la création du chantier de la Compagnie des Indes et de la ville de Lorient, la citadelle servit à défendre Port-Louis puis de nombreuses autres installations militaires vinrent la renforcer pour assurer la défense du site d’implantation de la Compagnie des Indes.

L’édification de la citadelle de Port-Louis

En 1486, Port-Louis s’appelait alors Blavet et était un port de commerce. Pour protéger le site, le duc de Bretagne François II eut pour projet d’édifier une tour à la pointe de la presqu’île mais il semble que cette construction ne vit jamais le jour.

Ce n’est qu’une centaine d’années plus tard que l’idée de construire une fortification revint. Ce fut Philippe II d’Espagne, appelé par les Ligueurs, qui repris un projet et le duc de Mercoeur l’informait, le 6 décembre 1590, du début des travaux. En janvier 1591, un fossé et deux bastions de front de terre étaient déjà bâtis. Fin janvier, Henri IV inquiet, demandait deux mille hommes de pieds à la reine Elizabeth d’Angleterre pour empêcher les Espagnols de fortifier le Blavet.


LE TRAVAIL TUE ... AUSSI !

Des centaines de morts pour la construction du canal...
Un chantier meurtrier.

La construction du canal d’Arles à Bouc (en Provence, entre la commune de Port de Bouc et de Fos sur mer) était sans doute une idée du jeune Bonaparte, alors commandant général d’artillerie et inspecteur des forteresses et batteries de la côte.

Mais les conditions de travail sont souvent inhumaines et la main d’oeuvre locale n’est pas très enthousiaste, on fait alors appel aux déserteurs de l’armée, aux condamnés aux travaux publics...



EGLISE DE CHÂTEL-MONTAGNE


L’église romane de Châtel-Montagne 


Le clocher de Châtel-Montagne se laisse voir de très loin dans la montagne bourbonnaise. Au dessus des champs gras, où paissent des moutons, sa silhouette grise émerge du paysage... Une présence immuable depuis le Moyen Age classique... Mais aussi une source de sonorités familières pour les populations locales... L’annonce des heures et les appels à la prière soulignaient alors le quotidien de nos aïeux et leur ferveur religieuse. J’aime à imaginer le long cortège des villageois se rendant à l’office... Aujourd’hui, souvent, on peut marcher des heures dans la montage bourbonnaise sans rencontre âme qui vive...



RUE BERTHOLLET


La « Croix d’Arcueil » : Rue Berthollet
Arcueil d’hier et d’aujourd’hui

Une carte postale d’autrefois, accompagnée d’un charmant descriptif d’époque rédigé au verso, le tout confronté à une photographie d’aujourd’hui prise sous le même angle de vue à un siècle d’intervalle... afin de prendre la mesure du temps qui passe...



On peut lire au verso de cette carte postale :

Un coin d’Arcueil : Une petite croix indique mon habitation.
De ce côté, je suis face au Sacré Cœur de Montmartre que j’aperçois très bien ; par tous les changements de lumière le coup d’œil est superbe. De l’autre côté, la vue donne sur la campagne et repose les yeux du Paris si gris vu de haut, et si bruyant vu de près. De chez moi, on voit en contre-bas le très joli aqueduc d’Arcueil, c’est vous dire si je suis haut placée... en maison !


RUE EMILE RASPAIL


La « Grand Rue » : Rue Émile Raspail
Arcueil d’hier et d’aujourd’hui


Une promenade dans le centre historique d’Arcueil (94), une image d’autrefois (photographie ou carte postale) confrontée à une photographie d’aujourd’hui prise sous le même angle de vue à un siècle d’intervalle... le tout accompagné d’un commentaire historique afin de prendre la mesure du temps qui passe...

La « Grand Rue » d’Arcueil



Carte postale, collection Alain Morinais
Cette photo de carte postale, timbrée de 1907, est postérieure à 1900, car la fée électricité est déjà présente, perchée sur son isolateur à tige verticale, en façade de la maison à simple étage, à gauche.

En face, Heimerdinger et Lurck livrent en voiture à cheval, la fameuse bière « Double », mise en fûts et en bouteilles à la « Grande Brasserie » d’Arcueil.

À côté de la pâtisserie, l’enseigne à double cône, « la Civette », familièrement appelée « la carotte », désigne le bureau de tabac, également débit de Vins et Liqueurs, et de Papier Timbré.

Un peu plus loin, Louis Roy expose arrosoirs et brouettes, en devanture de sa boutique de « Quincaillerie et Matériaux de
Construction ».



AQUEDUC D ' ARCUEIL

Une promenade dans le centre historique d’Arcueil 

une image d’autrefois (photographie ou carte postale) confrontée à une photographie d’aujourd’hui prise sous le même angle de vue à un siècle d’intervalle... le tout accompagné d’un commentaire historique afin de prendre la mesure du temps qui passe... voici le thème d’une nouvelle rubrique...


L’aqueduc d’Arcueil



L’aqueduc d’Arcueil vers 1900
Le bec de gaz d’éclairage de la rue [1], incitait à veiller tard et à fréquenter le bar de l’Aqueduc qui servait la « boisson nationale » de l’époque [2], en particulier celle vantée par la publicité murale : l’« oxygénée » de Cusenier, une absinthe [3] citronnée, douce et anisée. Les « couche-tard » rentraient chez eux, titubant, s’accrochant au réverbère qui pliait sous leur poids, fissurant et arrachant la conduite de gaz. C’est ainsi que celui de la photo fut fabriqué en fonte solide et résistante [4]. Mais n’est il pas déjà trop tard car l’électricité arrive [5], distribuée par les fils aériens accrochés aux isolateurs à tige verticale, portant ces sortes de « pipes » en porcelaine, qui servaient si souvent de cibles aux jeunes tireurs à la fronde.

La maison bourgeoise, derrière son mur protecteur, existe toujours en 2006, bien qu’une rue ait franchi son portail et traversé le parc d’alors pour devenir l’avenue des Aqueducs.

L’arche de passage vers Cachan, élargie et doublée, favorise les flux de circulation automobile. Le bar de l’Aqueduc est toujours surmonté de ses deux chiens-assis dans un univers curieusement plus impressionnant aujourd’hui, tant les aqueducs sont mis en valeur par l’élargissement de l’espace urbain, à cent ans d’intervalle.



MONT ST MICHEL


Le petit train à vapeur du Mont Saint-Michel


En 1863, la fermeture de la maison centrale du Mont-Saint-Michel annonce le début de la métamorphose du monument. Des architectes vont alors transformer l’édifice pour lui donner sa physionomie actuelle, fruit d’interprétations personnelles, d’ajouts et de destructions successives. Ainsi, l’architecte Corroyer entame la restauration du Mont-Saint-Michel : il consolide la partie ouest, qui menace de s’écrouler, et il restaure le réfectoire, le cloître et les remparts.



La digue vers 1905
A la fin de la décennie 1860, avec le retour des moines et l’arrivée des premiers pélerins, le mont retrouve sa dimension spirituelle.